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Les enquêtrices deviennent les superviseurs : Un interview avec une femme formidable travaillant pour le projet PMA2020/RDC

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écrit par: Pierre Akilimali (Comme spécialiste en TIC, PMA2020/RDC)

Ruth SANGA KANDU est infirmière graduée. Elle est directrice de nursing adjointe et infirmière titulaire adjointe au Centre de Santé de Référence (CSR) de Valumba, dans la Zone de Santé de Muanda, dans l’Aire de Santé de Muanda B. Elle est actuellement le point focal en planification familiale, et un Enquêtrice Residente (collectrices de données) de PMA2020 au Kongo Central depuis la première vague de l’enquête en 2016.

Les Enquêtrices Résidentes (ER) sont les principales collectrices de données pour PMA2020. Ces femmes, généralement âgées de 20 à 35 ans, constituent l'épine dorsale du projet. Elles travaillent dur afin de recueillir des données de haute qualité et à jour sur les ménages, les femmes et les sites de prestations de santé (SPS) dans leurs communautés. Chaque ER reçoit l'appui et les conseils de son superviseur sur le terrain tout au long de la période de collecte des données et souvent au-delà. Les superviseurs aident les ER à résoudre divers problèmes techniques et logistiques et s'assurent également que les ER respectent les échéanciers et recueillent des données de haute qualité.

RuthDRC_Supervisor.jpgRuth a récemment été promue au poste de Superviseuse ; son enthousiasme et son dévouement envers PMA2020 sont un atout pour le projet. Nous avons parlé avec Ruth afin d'en savoir plus sur son expérience avec PMA2020.

Comment avez-vous entendu parler de PMA2020/RDC ?

J’en ai entendu parler pour la première fois en 2015 dans la province du Kongo Central, dans la Zone de Santé de Moanda, à travers le Médecin Chef de Zone de Santé de Moanda. Ce dernier  était entrain d’identifier les enquêtrices candidates selon les instructions reçues de l’Ecole de Santé Publique de Kinshasa.

Pouvez-vous nous parler des vos expériences, à la fois positives et négatives, en tant qu’Enquêtrice Résidente ?

Une expérience positive est qu’avec ces enquêtes, j’ai acquis beaucoup des connaissances sur l’utilisation des téléphones Android (« Smartphones »), en particulier l’utilisation de l’application ODK (Open Data Kit),  mais aussi des connaissances approfondies sur ma zone de dénombrement (le zone où elle mène l'enquête).

Comme point negatif, je dois faire mention de problèmes en ce qui concerne la connexion internet pour les envois des formulaires sur le serveur.

Puisque vous avez travaillé pour PMA2020/RDC pendant 2 de vagues de collecte, en quoi est-ce que votre expérience dans ce travail a t-elle été différente de vos au début du projet ?

Je suis satisfaite car  nous obtenons regulièrement des indicateurs de santé de la reproduction pour notre province du Kongo Central. Ceci permet à nos decideurs de bien planifier les activités de santé de la reproduction dans la province en general, et en particulier dans le domaine de la planification familiale.

En quoi devenir superviseur est important pour vous ? Que pensez.vous de vos nouvelles responsabilités ?

L’enquête vise en general le couple, soit les deux sexes, mais plus particulièrement les femmes. En tant que femme, je comprends mieux que les hommes la perception des femmes sur la santé de la reproduction et la planification familiale. De plus, le fait de partager mon experience comme enquêtrice m’aidera pa mieux superviser mon groupe d’enquêtrices.

En outre, devenir superviseur me permettra d’acquérir d’autres connaissances dans la mise en œuvre des enquêtes PMA2020 et d’être plus utile dans l’encadrement des enquêtrices sur le terrain.

Mes reponsabilités sont énormes.  Le défi qui m’attend pour participer à l’amelioration de la qualité des données collectées est de taille. Je devrai jouer un rôle plus au actif dans l’encadrement des enquêtrices.

Si vous aviez l’opportunité de rencontrer une enquêtrice du Kenya ou d’un autre pays de PMA2020, qu’est-ce que vous voudriez apprendre d’elle et de son expérience ?

Apprendre d’elle comment l’enquête se déroule dans sa zone de dénombrement. Quelles sont les difficultés qu’elle rencontre et les particularités de son pays. Comment elle arrive à résoudre les problèmes qu’elle rencontre.

Pensez-vous que cela va être difficile d’être superviseur ?

Non, il faut seulement s’y mettre et suivre les instructions à la lettre, et garder sa conscience. Mais c’est un défi à relever.

Quel est l’aspect de cet emploi que vous aimez le plus ?

L’aspect de cet emploi que j’aime le plus c’est l’interview pendant le questionnaire ménages et femmes. Le fait que les répondants se confient à vous et que vous deviez garder ce secret avec vous.

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PMA2020/Kongo Central est conduit par L’Ecole de Santé Publique de l’Université de Kinshasa, en collaboration avec l’Ecole de Santé Publique et de Médecine Tropicale de l’Université de Tulane. Les trois premières vagues de collecte de données ont été menées à Kinshasa uniquement. Lors des 4ème et 5ème vagues, l’équipe PMA2020/RDC a élargi l’échantillon de l’enquête pour couvrir le Kongo Central, province contiguë de Kinshasa. En 2017, la troisième vague sera mise en œuvre au Kongo Central. Cette enquête sur la population est financée par l’Institut Bill & Melinda Gates pour la Population et la Santé de la Reproduction à l’Ecole de Santé Publique Bloomberg de l’Université Johns Hopkins, avec l’appui de la Fondation Bill & Melinda Gates.